Arrêtons de nous comparer aux autres

La quantité d’investissement personnel qu’un sportif consent pour se préparer avant une compétition, ou avant une échéance importante est en général – et schématiquement – étroitement liée à la performance réalisée. De nombreuses études ont montré, par exemple, que le temps consenti pour s’entraîner était fortement corrélé au niveau de performance atteint lors de l’évaluation subséquente. Cependant, paradoxalement, il n’est pas rare d’observer que des sportifs préfèrent éviter de se préparer et, donc, de ne pas mettre toutes leurs chances de leur côté pour réussir. Cette stratégie, qui peut paraître absurde à première vue, semble pouvoir apporter aux sportifs un certain nombre de bénéfices.

En cas de mauvais résultat, ils pourront imputer leur échec, non pas à un manque de compétence, mais à une faible préparation. Inversement, une réussite, en dépit d’une préparation inadéquate ou insuffisante, leur permet de paraître très compétents.

La logique générale d’une telle stratégie consiste, donc, à se créer soi-même des handicaps, afin de disposer d’excuses, qui permettent d’expliquer une piètre performance, par autre chose qu’un manque de compétence. Cette stratégie a été dénommée « stratégie d’auto-handicap ».

Se créer soi-même des handicaps afin de disposer d’excuses (c) Antranias
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L’échec est essentiel pour s’améliorer

L’échec et le succès sont-ils des mots contraires ? Pas si sûr. L’un comme l’autre ont le mérite de nous confronter au réel.
D’après le philosophe Charles Pépin, pour qu’il y ait échec, il faut remplir deux conditions : d’un côté que la rencontre entre un projet et le réel se soit mal passée, de l’autre le fait de mal le vivre, de «ressentir» le sentiment d’échec. Après tout, il est possible de rencontrer cet écart entre mon projet et le réel et de ne pas le vivre mal ! C’est le sentiment d’échec qui est intéressant, justement parce qu’il est subjectif, et qu’il amène des questions. Il faut se méfier lorsqu’on n’a pas assez le sentiment d’échec. Un échec questionné est souvent plus riche qu’un succès non questionné …

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